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El polvorín

L´Humanité denuncia ilegalidad de bloqueo de EE.UU. contra Cuba

9 Febrero 2012 , Escrito por El polvorín Etiquetado en #Politica

 

 

PARÍS, 7 de febrero.— El diario francés L´ Humanité publica hoy un reportaje a dos páginas completas en el que denuncia la ilegalidad del bloqueo económico, comercial y financiero impuesto desde hace medio siglo por Estados Unidos contra Cuba.

El amplio trabajo comienza con una entrevista al intelectual y profesor universitario Salim Lamrani, autor del libro Estado de sitio. Las sanciones económicas de Estados Unidos contra Cuba.

Lamrani explica cómo desde 1962 la Casa Blanca ha esgrimido una serie de argumentos para justificar el mantenimiento de esta agresión.

Durante este tiempo, señala, el cerco se intensificó con nuevas medidas, como las leyes Torricelli y Helms Burton, que lo convierten en una práctica retroactiva y extraterritorial, violatoria de las normas internacionales. Además de las cuantiosas pérdidas económicas, el bloqueo tiene serios efectos sobre cuestiones tan sensibles como la salud y la alimentación, contraviniendo así a la Convención de Ginebra.

El dibujante Georges Wolinski, presidente de honor de la agrupación de solidaridad Cuba Si France, relata los vínculos de amistad que le atan con la mayor de las Antillas, en un artículo titulado El coraje del pueblo cubano que destaca cómo, a pesar de las dificultades impuestas desde Estados Unidos, la nación caribeña se mantiene soberana y unida en torno a sus dirigentes. En su artículo, el reportero Jean Cormier asegura que el pueblo cubano ha encontrado en sí mismo la manera de seguir adelante, a pesar de los intentos de Washington de estrangularlo.

"¿Qué es lo que Estados Unidos ha ganado con la aberrante y execrable prolongación del bloqueo? A fuerza de querer probar su superioridad, terminan mostrando su debilidad", dice Cormier.

Por su parte, Una Liutkus, promotor de intercambios turísticos entre Francia y la Isla, denunció la criminal política migratoria de Estados Unidos, en particular la denominada Ley de Ajuste Cubano, que ha causado innumerables pérdidas de vidas y sufrimientos.

Es "una guerra psicológica y política mantenida desde hace 50 años por aquellos que no soportan la existencia de Cuba, primer territorio libre de América", afirma Liutkus. (PL)

l'Humanité des débats. Histoire

Il y a cinquante ans, les États-Unis décrétaient le blocus de Cuba

Mots clés : Etats-Unis, cuba,

Le 3 février 1962, John Fitzgerald Kennedy, président des États-Unis, annonçait des sanctions totales contre la petite île des Caraïbes qui venait de mettre fin au régime pro-américain du dictateur Batista. Le blocus a été encore renforcé en 1992 et 1996, au mépris du droit international.

Au nom de la « lutte contre le communisme » d’abord, puis de « la défense des droits de l’homme », la plus grande puissance au monde, les États-Unis, livre à une toute petite île, Cuba, une guerre économique sans pitié. Le blocus américain contre Cuba dure depuis cinquante ans, violant toutes les lois et traités internationaux.

Washington châtie tout un peuple pour crime de lèse-empire. Pour les « médias de marché », cet embargo ne serait qu’un prétexte dont se servirait le régime. Alors chiche? Enlevons donc ce « prétexte » et voyons! « Embargo » ou « blocus », on a là un véritable état de siège interminable, injustifiable, chaque jour plus intolérable, et condamné chaque année par la quasi-totalité des pays à l’ONU.

Dès le 1erjanvier 1959, les États-Unis ne supportent pas que dans leur «jardin» ait lieu une révolution et la considèrent comme un dangereux foyer de sédition. «Plus jamais un nouveau Cuba.» En avril 1960, le sous-secrétaire d’État aux Affaires interaméricaines, écrit: «La majorité des Cubains soutiennent Castro. Le seul moyen possible pour annihiler le soutien interne est de provoquer le désenchantement (…) par l’insatisfaction économique et la pénurie.» Peu à peu se met en place un dispositif d’étranglement économique. L’île dépend des États-Unis à 73% pour ses importations et à 65% pour ses exportations, essentiellement le sucre. En décrétant la réduction des importations, puis la suppression totale du quota sucrier, Washington escompte mettre Castro à genoux. Mais à chaque mesure d’agression, la révolution répond par la légitime défense: 6juillet 1960, nationalisation des propriétés américaines à Cuba. Lorsque Washington livre de moins en moins de pétrole et que Cuba doit recourir à l’URSS, les raffineries américaines sur l’île refusent de traiter le «pétrole communiste». Fidel les nationalise. La myopie politique des gouvernements américains pousse la révolution à se radicaliser. En réponse à l’embargo sucrier décidé par Eisenhower, les pays de l’Est achètent plus de la moitié du sucre cubain.

Le 3février 1962, le président Kennedy décrète les sanctions totales, l’interdiction des exportations et importations: le blocus. L’aide de l’URSS permit à Cuba de survivre… Les sanctions impérialistes allèrent crescendo. Le 2novembre 1966, la «loi d’ajustement cubain» octroie résidence et nationalité à tout Cubain qui touche le sol américain; ce statut pousse à l’immigration illégale.

À ceux qui nient les conséquences terribles du blocus, les autorités cubaines répondent, chiffres en main, qu’il a coûté à l’île 751milliards de dollars, et touche tous les aspects de la vie quotidienne, toutes les catégories de la population, essentiellement les plus vulnérables: enfants, personnes âgées… Depuis 1962, Washington ne permet pas même la vente de médicaments à Cuba, alors que la convention de Genève interdit cet embargo sur les médicaments, même en temps de guerre. En 2004, une entreprise pharmaceutique américaine, la Norton Corporation, se vit imposer une lourde amende parce que l’une de ses filiales européennes avait vendu à Cuba des vaccins pour enfants. Cuba ne peut avoir accès à la plupart des brevets médicaux. L’île a les pires difficultés pour obtenir des financements internationaux, pour se procurer les nouvelles technologies qu’elle doit payer au prix fort, doublé de frais de transports coûteux… Elle ne peut utiliser le dollar pour commercer avec d’autres pays.

Cuba n’est pas une situation virtuelle. Le contexte l’a obligée à vivre en forteresse assiégée, ce qui ne se prête guère à l’épanouissement de toutes les libertés. Le blocus est un drame quotidien. Il n’est pas la seule cause de la crise profonde que vit Cuba. La dépendance du modèle monoproducteur et exportateur de sucre, le rôle de réserve sucrière du «camp socialiste», les errements économiques, l’étatisation contre-productive, la bureaucratisation, pèsent lourd à l’heure des bilans.

Les États-Unis auront tout tenté pour faire plier la révolution. En 1992 et 1996, le Congrès américain vota la loi Torricelli puis la loi Helms-Burton, afin de renforcer le blocus, de le rendre «extraterritorial»: les filiales américaines dans des pays tiers ne peuvent commercer avec Cuba. Aucune entreprise, sous peine de sanctions, ne peut exporter à Cuba des marchandises ou machines comportant des composants américains. La loi Helms-Burton autorise les grands propriétaires américains expropriés par la révolution, et indemnisés, à réclamer leurs anciennes propriétés. Pour normaliser la situation, Cuba devrait changer de système. Une ingérence inadmissible.

Aujourd’hui, l’opinion publique nord-américaine est majoritairement hostile aux sanctions économiques, mais la politique d’Obama reste globalement celle de ses prédécesseurs. Cuba continue à résister au prix de lourds sacrifices.

Cuba « réinvente »

Cuba vit des changements structurels importants. En novembre2005, Fidel Castro mettait en garde: «Nous pouvons être les fossoyeurs de notre révolution.» Depuis, avec pragmatisme mais détermination, le Parti communiste a fait appel au peuple et le pays s’est engagé dans un processus de révisions déchirantes, nécessaires à la survie, selon Raul Castro. Le 18décembre 2010, il lançait: ou nous «rectifions», ou nous périrons. Une étape est terminée, celle d’une économie étatisée, hypercentralisée et bureaucratisée, aux faibles rendements. Alors «retour au capitalisme»? Nullement. À Cuba, on parle «d’actualisation» du modèle, de «réinvention». Passer à un système plus flexible, «reconvertir» 1500000travailleurs de l’État vers un secteur privé naissant ne peut se faire sans traumatismes, sans inégalités. L’économie, qui reste planifiée, s’ouvre à des mécanismes

de marché, des formes d’initiative et de propriété privées. Les fermes d’État sont démantelées et la terre remise en usufruit aux paysans. La désétatisation fera passer 40% de la population active du secteur public au secteur privé. Le projet d’émancipation cubain se joue aujourd’hui.

Jean Ortiz

 

Georges Wolinski: "Le courage du peuple cubain"

Mots clés : Cuba après Fidel Castro, Etats-Unis, cuba,

L'Humanité de ce mardi 7 février fait le bilan de cinquante ans de blocus total imposé par les Etats-Unis à Cuba, depuis le 7 février 1962. Nous publions ici le point de vue de George Wolinski, dessinateur et président d'honneur de Cuba Si France.

"En 1970, je suis allé à Cuba pour la première fois. Je représentais la France à une exposition de dessins politiques. Ceux que j’exposais avaient été publiés, pendant les évènements de 1968, dans Action,  L’Enragé et Charlie Hebdo. Ensuite, invité par le festival de l’humour de San Antonio de Los Banos, j’ai fait de nombreux séjours à Cuba. J’ai pu côtoyer des dessinateurs roumains, coréens du Nord, polonais, tchèques. Place de la Révolution, trois heures durant, j’ai écouté le discours de Fidel Castro. Plus tard, en 1992, j’ai été le président d’honneur de la biennale de l’humour.

Pour rejoindre Cuba, il fallait partir de Madrid ou de Prague et voyager quelques vingt deux heures. A l’époque, étant donné le blocus américain, 80% de l’économie cubaine, dépendait de Moscou et des pays de l’Est. Puis, il y eut l’effondrement du bloc soviétique et ce fut un coup dur pour Cuba. Le peuple manquait de tout pour vivre comme pour travailler. Charly Bouhana, membre du syndicat de Livre, m’a demandé de le rejoindre pour aider les artistes et les écoliers cubains. Ainsi, est née l’association de solidarité : Cuba Si France. Première initiative : le bateau de la solidarité. Un cargo chargé de cahiers et autres feuilles de papier, de fournitures scolaires, destinés aux écoles.

http://www.humanite.fr/sites/default/files/vignettes/2012-02-07cubasi.jpg

Ensuite, l’association a accompagné différents projets d’aide à l’enfance. Il y eut encore un envoi de matériel destiné aux artistes qui ne disposaient plus de rien pour créer. Des artistes liés au gouvernement en place mais qui, malgré tout, ne pouvaient plus travailler.

Depuis cette époque, Cuba Si France n’a pas cessé de manifester son indignation contre le blocus américain. Il y a deux ans, quand je suis retourné à Cuba, j’ai pu observer le courage du peuple pour résister aux conditions de vie provoquées par l’embargo. J’ai vu défiler un million et demi de jeunes cubains, visiblement en pleine santé, devant un Raul Castro souverain. Pas un n’a crié : « Dégage Raul ! » en passant devant la tribune.

http://www.humanite.fr/sites/default/files/vignettes/2012-02-07cuba-embargo-dessin2.jpg

Le 8 mars, lors de la journée internationale de la femme, j’ai écouté les propos de Mayda Alvarez Suarez, militante du Centre d’Etude de la Femmes, organisme sous tutelle du gouvernement. Elle était l’invitée en France de notre association. Après cinquante-deux ans de révolution, Mayda résume la philosophie des Cubaines. A la surprise générale et malgré le peu d’enthousiasme des hommes, elles ont, dit-elle, conquis leur autonomie. L’égalité des salaires est instaurée par la loi et elles peuvent exercer des postes décisionnaires. Et cela, malgré la vie difficile, le manque de denrées alimentaires, les crèches introuvables et la violence en hausse.

Quant à la natalité, elle décroit. 1,6 enfant par couple. Avant la révolution Mayda explique que de nombre de jeunes filles de 14 ans se retrouvaient enceintes, aujourd’hui, l’âge moyen la natalité est de 24 ans. Qu’en est-il des rapports hommes-femmes ? La formule est envoyée par Mayda : les hommes que veulent les femmes n’existent pas encore. Les femmes que les hommes veulent n’existent plus !   Dans un avenir proche, d’importantes réformes se préparent, comme la perte de 500.000 fonctionnaires. Mayda sourit : « On en a vu d’autres ».

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clovis simard 05/04/2012 21:53


Blog(fermaton.over-blog.com), No-11. - THÉORÈME STE-FOY.  - La survie de l'Humanité.

El polvorín 05/05/2012 04:34



GRACIAS